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LA MONETIQUE


Le terme MONETIQUE désigne communement l'ensemble des systèmes impliqués dans le traitement d'une transaction financière
entre un client et un commercant.

On distingue généralement 3 sous ensembles :

Le système EMETTEUR

Il s'agit des moyens de paiements utilisés par les clients pour régler leurs achats : cartes de paiement ou de fidélité, chèques.

Ces moyens de paiements sont généralement émis par des banques ou des organismes de crédit comme AMEX, JCB, COFINOGA etc...

Les cartes sont soit des cartes à piste magnétique soit des cartes à puces (microprocesseur). Avec l'extension de la norme de paiement EMV (Eurocard/Mastercard/Visa) les cartes dites à piste magnétique ont tendance à migrer vers la technologie à microprocesseur. C'est le cas d'AMEX ou JCB en France par exemple.

La carte est utilisée par le porteur pour payer ses achats. Cela permet de sécuriser le paiement en assurant la confidentialité des échanges - les transactions sont chiffrées - l'intégrité des échanges et la non répudiation (la saisie du PIN y participe) - authentification du porteur au travers du PIN et signature des transactions.

Le paiement par chèque fait aussi l'objet de contrôle avec demande d'autorisation et télécollecte.

Le système ACCEPTEUR [Haut]

Il s'agit de l'ensemble des équipements qui vont permettre le dialogue avec d'un coté la carte du porteur (client) et de l'autre le système acquéreur chargé de recevoir et traiter les transactions. De façon schématique il s'agit donc des terminaux de paiement que l'on trouve chez les commercants et dans lesquels on insert la carte de paiement. Il peut aussi s'agir d'automates comme dans les parkings par exemple.

Un terminal de paiement est composé d'un écran, d'un clavier pour saisir le PIN, d'une imprimante pour imprimer les tickets du client et du commercant et d'un lecteur de carte à puce et suivant les cas d'un lecteur de carte à piste magnétique. Parfois les lecteurs sont dits hybrides c.a.d qu'ils servent en même temps à la lecture puce et piste.

Les principes de fonctionnement entre le lecteur et la carte sont décrits dans les spécifications EMVCO. Ces spécifications reposent sur les normes ISO 7816 et imposent aussi des niveaux de sécurité concernant la gestion du PIN (saisie, transfert, traitement). Il s'agit des spécifications VISA PED et maintenant PCI PED en vigueur depuis janvier 2006.

Tous les fabricants de terminaux de paiement doivent faire certifier le lecteur et la librairie EMV en faisant réaliser des tests EMV Level 1 et Level 2 par un laboratoire agréé.

Au dela du standard EMV international chaque pays est libre d'imposer un sur ensemble de spécifications additionnelles. C'est le cas par exemple en France ou le GIE CB a produit des spécifications CB5.2 décrivant comment l'EMV 4.0 devait être décliné en France. C'est le cas dans quasiement chaque pays européen : ZKA en Allemagne, SIBS au Portugal, 4B,CECA, SERMEPA en Espagne etc... De ce fait les applications de paiements ne sont pas directement réutilisables d'un pays à l'autre.

La puissance des terminaux de paiements évolue aussi avec la technologie. Les processeurs vont de 8 bits à 32 bits, cadencés à 200Mhz pour les plus rapides. La mémoire RAM va de 1Mo à 8Mo environ et l'E2PROM ou la flash dans lesquelles sont stockées les binaires et les données des applications de paiement vont de 2Mo à 8Mo.

En France les terminaux de paiements sont dits multi-applicatifs c.a.d qu'ils sont capables de traiter plusieurs applications de paiement. Une seule étant exécutée à la fois. De ce fait l'OS gère les accès à la mémoire de façon à garantir l'étanchéité des applications : aucun mélange d'informations (transaction, données, paramètres etc) n'est possible entre les applications. Seuls les échanges pré définis sont possibles en passant par une application tierce appelée Gestionnaire d'Application.

Par ailleurs les terminaux sont aussi protégés contre les attaques de types physiques ou logiques. Des capteurs permettent de détecter l'ouverture ou l'intrusion dans la coque ce qui conduit à la perte des données sensibles. De plus le coeur du système est protégé pour empecher toute tentative de piratage ou de fraude.

On trouve différent type d'architectures pour les systèmes d'acceptations :

  • les architectures dites intégrées que l'on rencontre dans la grande distribution notamment
  • les architectures dites autonomes que l'on rencontre chez la plupart des commercants

Architecture intégrée : le pinpad communique avec la caisse et utilise les periphériques de celle ci notamment pour imprimer les tickets. La caisse envoie au pinpad le montant et la devise de la transaction ainsi que le mode de paiement (carte ou chèque). Le Pinpad gère la transaction (demande de pin éventuelle, controle la liste des BIN, controle la liste d'opposition, envoi la demande d'autorisation) puis envoie le contenu du ticket à la caisse pour impression. La transaction est définitivement enregistrée lorsque les tickets ont bien été imprimés. Dans certains cas le Pin Pad est connecté directement à la caisse par liaison série RS232.

Architecture autonome : toute la transaction est gérée sur le PIN PAD. L'impression des tickets se fait sur le PIN PAD. Il se connecte à un PAD par RTC pour les demandes d'autorisation, les télécollectes et les téléparamétrages. Dans certains cas le Pin Pad est connecté à la caisse par liaison série RS232.

Les principaux fournisseurs de terminaux sont :

    • Ingenico (Fr)
    • Verifone (US)
    • Hypercom (US)
    • Lipman (Israel)
    • Sagem (Fr)
    • Thales (Fr)

Le système ACQUEREUR [haut]

Il s'agit des systèmes informatiques chargés de collecter les transactions financières effectuées au niveau du système d'acceptation.

Son rôle est d'une part de transmettre la demande d'autorisation envoyée par le système accepteur vers le serveur bancaire du porteur pour obtenir l'accord de sa banque. D'autre part le serveur acquéreur (généralement la banque du commercant) va collecter en fin de journée toutes les transactions effectuées sur le système d'acceptation dans le but de créditer le compte commercant et transmettre les transactions à debiter aux banques des clients (porteurs de cartes). Enfin il a aussi pour role de transmettre régulièrement au système d'acceptation l'ensemble des paramètres de fonctionnement pour chaque application de paiement présente.

les serveurs acquereurs sont généralement des plate formes unix tres puissantes capablent d'absorber des pics de transactions très importants. C'est le cas notamment des flux de transactions provenant des hypermarchés pendant la période des achats de Noel.

les protocoles utilisés entre le système d'acceptation et le système acquéreur sont le CB2A au niveau applicatif et le CBCOM au niveau session. Ils reposent sur la norme ISO 8583. Au niveau transport/réseau le principe est de se connecter à un PAD X25 par SDLC/RTC ou par IP. Récemment le GIE CB a défini une nouvelle spécification CB2A IP permettant la connexion TCP/IP directe entre un système d'acceptation et un système acquereur. Ces connexions sont sécurisées par SSL avec authentification mutuelle.

les principaux acquéreurs sont :

  • les banques (Credit Mutuel, CEDICAM, SG etc...)
  • SETIB
  • ATOS
  • EXPERIAN

Une transaction complète avec demande d'autorisation prend environ 20 à 25 secondes entre l'insertion de la carte et la sortie du ticket. Cela dépend aussi du temps passé pour rentrer son code PIN.

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